Youssef Chahed : « L’avons-nous désigné pour ça? »

Après l’arrestation des premiers malfrats potentiels, charge au Chef de Gouvernement de poursuivre sa « guerre contre la corruption » pour cibler les « gros poissons », qui opèrent dans le secteur formel, mais qui sont aussi connus pour être des champions du secteur informel, de l’évasion fiscale, de la fuite de capitaux, de la prédation d’actifs publics, et du financement illicite des partis politiques au pouvoir (Nidaa Tounes/Ennahda).

Ceci étant, seuls quelques maîtres-chiens sont arrêtés, sans que leurs chiens méchants ne soient capturés! Quand ils ne vont plus trouver leurs repas du soir, ces chiens risquent de se transformer en hyènes sanguinaires pour manœuvrer dans tous les sens.

L’oligarchie politico-financière est en deuil. En effet, rares sont les partis politiques ayant commenté l’arrestation des principaux suspects, ce qui a beaucoup intrigué la majorité des Tunisiens.

Plusieurs députés se sont indignés quant à la méthode adoptée par le gouvernement contre Chafik Jerraya, allant jusqu’à la taxer d’anticonstitutionnelle ou de « prise d’otage ». Grand nombre de parlementaires ont même exprimé leur agacement de ne pas être informés au préalable.

Il n’est pas exclu que chacun des élus souillés de « suspicion de corruption », s’évertue à gommer toute relation d’intimité financière susceptible d’être détectée lors des investigations avec les affairistes détenus.

A présent, il est presque certain que Youssef Chahed soit exposé à de fortes pressions de la part des deux concubins de l’hôtel Bristol et leurs proches collaborateurs. En fait, l’ex-marchand de bananes a la particularité d’être à la fois un bailleur de fonds pour Nidaa Tounes et un intermédiaire financier pour Ennahdha.

Souvenons-nous des quelques appartements luxueux (une dizaine) qu’il avait vendu à des qataris à un pactole de 12 Millions de dollars, montant pouvant renfermer la quote-part de chacun des deux partis au pouvoir.

Il n’est pas exclu qu’à l’occasion de l’avènement du mois de Ramadan, une Fatawa sur mesure serait fabriquée par le locataire de Montplaisir pour le remettre en liberté « provisoire/permanente ».

Afin d’atténuer les risques d’avortement du coup de filet anti-corruption, pouvant survenir de l’intérieur comme de l’extérieur, nous gagnerions à réitérer notre « soutien entier et irrévocable à Youssef Chahed », et à exiger auprès des deux partis politiques concubins la « diffusion de leurs communiqués officiels ».

Par Mohamed Chawki Abid, ancien conseiller économique à la Présidence de la République

DEJA 50.000 INSCRITS ET VOUS?
S'inscrire à la Newsletter*
Chaque semaine, recevez par mail les actus Tunis Tribune à  ne pas manquer.
Inscription
*Vous pouvez vous désinscrire à  tout moment.
close-link
Chaque semaine, recevez par mail les actus Tunis Tribune à  ne pas manquer
SOUSCRIRE
Click Me